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Mobilisation pour le procès de Grégoire le 4 mai 2016 à Rennes

Rendez-vous 14h place du Parlement

25-26 mars, journées d’action des comités zad

Le 25 mars, tous les paysans et habitants dits « historiques » de la zad de Notre-Dame-des-Landes seront expulsables suite au procès intenté en janvier dernier à leur encontre à la demande du gouvernement. Celui-ci espérait faire partir les résistants du bocage sous la menace, mais les comités de soutien ont décidé, au contraire, de faire de cette date fatidique un nouveau temps fort de la mobilisation en cours.

À cette occasion, chaque comité choisira à qui il entend s’adresser et sous quelle forme.

cf Zad Nadir

Cette journée est donc l’occasion de marquer une fois de plus notre détermination face au gouvernement contre le projet d’aéroport et pour la Zad. Le comité organise à Rennes une cantine de soutien le samedi midi place Saint-Michel pendant laquelle des prises de paroles auront lieu, afin de rendre audible et tangible la convergence des luttes en ce moment à Rennes.

 

Le Projet Soupirail : on a pris l’espace, prenons le temps !

Depuis quelques temps, nous sommes quelques-uns à s’être croisés. Pour honorer Rémi Fraisse ou rendre victorieuse la Zad ou autour d’un verre à la Boîte Noire. Pour prolonger ces rencontres éphémères, il nous fallait un espace : un lieu de convergence où nos envies s’ancrent dans la ville. Un tel lieu il nous fallait le prendre, parce qu’aucune autorité ne nous en fera cadeau. Le Soupirail est né de cette nécessité, cette envie d’un espace libéré à Rennes.

C’est à l’occasion du Karnaval du 6 février dernier qu’il fût investi pour prolonger la fête, rester ensemble et continuer à renverser l’état d’urgence. Ce jour-là nous voulions vivre avec le mouvement contre l’aéroport l’expression sincère de ce qui nous anime, en décalage avec les formes classiques de contestation et de lutte. Dans la continuité de ce moment, le Soupirail veut réfléchir aux questions qui se posent depuis longtemps sur la Zad.

Ainsi, nous voulons créer au sein du Soupirail une Ambazad, c’est-à-dire un espace de relations entre les comités de soutien à la Zad pour parer à de possibles expulsions. Nous désirons que circulent des voyageurs de ville en ville pour transmettre ce qu’inspire et invoque la Zone à Défendre. De même, nous appelons à ce que les comités de soutien investissent autant de lieux que nécessaires et ce dans un but précis : se muer en autant de comités autonomes de destitution du pouvoir de l’État. Toutefois, la ZAD n’est pas notre unique force.

A Rennes, les urbanistes et les boîtes de construction bétonnent pour un usage contrôlé de l’espace « public » et une vision du progrès qui n’est pas la nôtre. Dans cette guerre territoriale, le collectif Soupirail souhaite arracher pour toujours à cette ville un lieu dont l’usage est défini par celles et ceux qui y vivent et y luttent ; un lieu de surprise, de réflexion, de joie, de repos et d’activités. Cette communauté souhaite construire un rapport de force significatif et si toutes nos envies n’ont pas lieu dans cette maison, ce sera dans la suivante, ou au pire celle d’après.

S’organiser ensemble c’est autant se rassembler ou manifester pour défendre cet espace que le faire vivre dès maintenant en trouvant les outils qui permettent de s’ouvrir et dépasser nos divergences. Nous voulons simplement partager nos discussions, nos manières de faire la fête, nos ateliers. Nous voulons remplir les rues, ne plus être isolés, et s’opposer autant à ce pseudo- état d’urgence qu’aux flics.

Pour cela une assemblée générale a lieu le lundi à 18h. Elle est précédée d’un goûter pour la préparer ensemble. Avec le Soupirail, finis les lieux pourris et froids où on doit raquer, on a enfin un endroit pour se déchaîner. Un endroit pour échanger et pour jouir : à occuper jour et nuit. Retrouvons-nous aussi dans tous nos moments de vie quotidienne, les cantines ou les soirées. Les activités y ont déjà commencé, rejoignez-nous pour en inventer d’autres.

Pour communiquer ensemble une mailing list a été créée. Chacun et chacune est invitée quand il le souhaite à investir les lieux, laisser un contact, et constituer avec nous le collectif Soupirail !

A la question « Vous la voulez comment votre Rennes en 2030 ?» nous esquissons cette réponse : A l’attaque !

RDV chaque lundi à 16h pour le goûter, 18h pour l’assemblée //

soupirail[at]squat.net

Adresse aux comités locaux contre l’aéroport de Notre Dame des Landes

Un texte qui invite les comités locaux contre l’aéroport de toute la France (et aussi d’ailleurs) à dépasser la question de l’aéroport pour donner vie à des collectifs d’auto-organisation à l’échelle locale. C’est un texte qui fût adressé aux comités lors de la rencontre inter-comités du 28 février dernier, mais dont le propos a vocation à tourner le plus largement possible, dans les chaumières ou les lieux d’organisation, les jardins ou les bureaux, dans les groupes ou les esprits d’invidus.

A Rennes, fin janvier, a commencé l’occupation d’une grande maison laissée à l’abandon. Cette occupation débuta dans l’idée de fournir au carnaval un point de chute festif et tout en musique. Mais dès le départ, il était exclu de laisser la demeure vacante après la fête. Cette maison était depuis le début vouée à jouer un rôle dans le fourmillement politique rennais, en abritant, via des assemblées, ateliers, concerts (etc), la convergence de différents groupes et organisations, individus et associations.

En effet, depuis la mort de Rémi Fraisse à Sivens en octobre 2014, et plus récemment depuis la promulgation de l’état d’urgence et les rebondissements relatifs au projet d’aéroport de Notre-Dame des Landes, il semble que de nombreuses personnes, à Rennes, expriment le besoin de se regrouper pour agir et réfléchir à un autre monde.

C’est en ce sens que nous avons pu voir émerger des initiatives collectives comme le Comité contre l’état d’urgence ou le Comité Zad. On s’est réuni pour soutenir des camarades assigné.es à résidence, on a manifesté son refus de l’état d’urgence, on a rendu hommage à Babacar Guèye, tué par la police, on a déambulé contre l’aéroport de Notre-Dame des Landes, on a donné vie au carnaval pour la Zad et encore contre l’état d’urgence. Nous avons fait tout cela en tentant de décloisonner autant que faire se peut le quadrillage des milieux, sans pour autant amoindrir la détermination propre à chacun d’eux.

L’occupation de cette grande maison, rebaptisée depuis le « Soupirail », s’inscrit dans la continuité de cette logique de convergence des luttes et des milieux. Localement, elle se veut l’épicentre de nos accrochages avec la Ville de Rennes et sa métropole, avec les promoteurs immobiliers, avec les institutions de la santé et du travail, avec la police, avec la prison ; un lieu de ralliement, de retrouvailles, où l’on fait plus que se croiser, où l’on échange sur ce qui nous porte. A plus grande échelle, elle se verrait bien nœud parmi tant d’autres d’un réseau toujours grandissant d’espaces affranchis de la domination de l’État, en lutte contre ses projets déments d’aménagement du territoire, de régulation des flux marchands et humains, d’enfouissement de déchets nucléaires, etc. En cela nous aimerions porter en ses murs les voix du Val de Suse, des personnes migrantes bloquées à Calais, de celles qui sont enfermées dans les prisons, les centre de rétention administrative, les hôpitaux psychiatriques, des habitant.es d’ici et d’ailleurs qui subissent les attaques incessantes des machines et du béton…

En plus de cela, et c’est un point essentiel, ce lieu a pour but, à travers son statut d’«ambazad », de porter la Zad en ville. Mais alors des éclaircissements doivent être faits. Il n’est pas question ici de monter à Rennes une succursale de la maison mère Zad, d’en exporter le modèle de façon dogmatique et rigide. Porter la Zad en ville signifie pour nous s’inspirer d’elle pour avancer ici, pour creuser ensemble. Il s’agit de réfléchir au sein de notre milieu urbain aux questions qui se posent depuis longtemps là-bas et que nous pensons nécessaire de nous réapproprier (à l’image de celle de l’autonomie alimentaire et matérielle, ou celle de la gestion collective des conflits ou des espaces). Nous voulons penser les formes que peut prendre en ville tout ce qu’évoque la Zad en termes d’autonomie d’un espace et de ses habitant.es, ainsi qu’en termes d’ancrage territorial d’une lutte.

Nous voulons nous poser la question des communs en ville, quels qu’ils soient. Nous voulons élaborer collectivement une réponse aux offensives urbanistiques actuelles (et elles sont nombreuses!), prendre les espaces et les défendre. Nous voulons nous réapproprier réellement nos maisons, nos espaces d’organisation, nos rues, nos quartiers, pour les habiter enfin pleinement, pour renouer avec une façon sensée de nous rapporter à eux.

Combien de personnes s’impliquant dans les comités locaux contre l’aéroport repartent de la Zad ou l’imaginent de chez elles avec le sentiment qu’il s’y joue quelque chose de primordial pour la tournure que prennent en ce moment les choses ? Combien se sentent démunies face à l’écrasante soumission que nous infligent les gouvernements, leurs logiques financières et sécuritaires, nationalistes et patriarcales ?

Par notre action, au delà de ce que nous cherchons à construire ici, nous invitons les comités de soutien à la Zad (et en pleine conscience que certains d’entre eux s’organisent déjà plus loin que sur la seule question de l’aéroport), à créer partout d’autres épicentres de luttes locales, d’autres nœuds du réseau, à se muer en autant de groupes formels ou informels de destitution du pouvoir de l’État, par la réappropriation de pratiques autonomisantes, par l’établissement d’une auto-organisation à échelle locale, par les rencontres et les discussions, les rêveries et les actes concrets.

Pour le projet Soupirail et au-delà,

l’assemblée décisionnelle du Soupirail, ambazad à Rennes.

Email Email de contact: soupirail_AT_squat.net

Se défendre contre l’état d’urgence – rencontres à Rennes du 24 au 27 février

« Se défendre, c’est être libre »

Se défendre face à l’état d’urgence – programme et présentation

Alors que le prolongement de l’état d’urgence semble clairement se confirmer, et face à une mobilisation en demie-teinte, il nous a semblé nécessaire de questionner ce qui constitue aujourd’hui notre rapport politique à ces mesures d’exception, à travers trois soirées de débats, de projections et d’auto-formation.

Ces temps de discussions sont l’occasion pour nous de relancer une dynamique de mobilisation sous des angles d’attaques différents, en puisant dans l’histoire des mouvements ayant eu à faire face au précédent état d’urgence (instauré en 1955) et aux formes répressives qui en ont découlé, et qui ont marqué durablement les luttes des années 60-70.
Ces trois rencontres se pencheront plus particulièrement sur question fondamentale de la défense collective comme réponse possible à l’état d’urgence, une forme politique qui a caractérisé la puissance du mouvement révolutionnaire de l’après-68, et qui nous fait aujourd’hui cruellement défaut autant dans la rue que dans les tribunaux.

Le programme sera le suivant :

MARDI 23 FEVRIER – « L’emprisonnement sous l’état d’urgence »
18H à l’IEP (Science-Po) de Rennes
104 bv de la Duchesse Anne – M° Ste Anne
Table de presse avec distribution de textes, suivie d’une projection du film « Punishment Park »,
puis d’un débat sur les nouvelles formes d’emprisonnement d’exception (assignation à résidence, centre de rétention pour fichiers S…)

MERCREDI 24 FEVRIER – Auto-formation « Face à la police et la justice, défense collective !»
18H30 Maison de Quartier de Villejean, salle Rosalie
2 Rue de Bourgogne (M° Villejean ou Kennedy)
Présentation de guides et distribution de guide de défense suivi d’un débat :
« Que peut on dire et conseiller dans un guide militant ? »

JEUDI 25 FEVRIER – Discussion – Débat :
« L’état d’urgence est-il la fin de l’état de droit ou l’avènement d’un nouveau pouvoir judiciaire ? »
16H au bar le Panama au 28 Rue Bigot de Préameneu – M° Jacques Cartier

Avec la participation et le soutien du Genepi Rennes, des Archives Getaway, et de la legal team du comité ZAD de Rennes.

L’affiche et le texte de présentation sont en pièces jointes.

Venez nombreux et faites circuler l’appel dans vos réseaux !

Notre contact : defense-collective@riseup.net

Quelques liens pour préparer les rencontres :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2015/12/09/le-gouvernement-envisage-des-centres-de-retention-pour-les-personnes-fichees-s_4827979_3224.html

http://www.lemonde.fr/idees/article/2015/12/23/de-l-etat-de-droit-a-l-etat-de-securite_4836816_3232.html

http://getaway.eu.org/IMG/pdf/liasse_8_se_defendre_web.pdf

Ainsi que divers textes en complément :

https://vimeo.com/118691124

http://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/valerie-pecresse-face-a-jean-jacques-bourdin-en-direct-614792.html
(voir la partie sur les risques de l’état d’urgence et l’appel à une réforme judiciaire et de la prison)

J’ai été victime d’un TIR TENDU DE GRENADE LACRYMOGÈNE ce samedi 6 février à Rennes

Rue de Plélo, vers 16h30 peut-être, je marchais sur le trottoir, parallèlement au cortège qui avançait vers le carrefour avec la rue Tronjoly. Les forces de l’ordre venaient de remonter au pas de gym vers ce carrefour et en bloquaient l’accès. Puis elles ont commencé à faire mouvement pour repousser les gens vers la rue d’Isly d’où ils venaient. En retrait, je me suis arrêté et j’ai observé les premiers tirs de grenades en oblique alors que les CRS avançaient. Mon fils qui me rejoignait m’a crié de fuir : il venait de voir un CRS qui me tenait en joue, à 10 m de moi (peut-être moins), sur le même trottoir, coté Colombier. J’ai regardé cet homme sans comprendre, sidéré face au canon énorme qu’il pointait sur moi, épaulé : nous n’étions que deux face à lui, et sans aucune attitude ambiguë à son égard. J’ai ouvert les bras et les mains en signe d’apaisement en me tournant face à l’homme, toujours incrédule sur ses intentions. Paniqué, mon fils m’a encore crié plusieurs fois de m’enfuir. J’ai alors réussi à bouger, presque tiré par le bras, pour m’éloigner.
L’impact a eu lieu à ce moment, alors que je tournais le dos au tireur en m enfuyant. Le projectile m’a atteint violemment aux fesses en dégageant sa fumée irritante. Revenus rue d’Isly, dans la confusion de la charge, nous avons vu la brutalité aveugle des forces de l’ordre se déchaîner sur des personnes isolées ; même de jeunes ados ont été malmenés sous nos yeux, attrapés, bousculés et jetés au sol ! Une passante, de 60 ans peut-être, a subi le même sort parce qu’elle se trouvait là.
Plus tard, toujours choqué de ce qui m’était arrivé, j’ai approché un gradé (adju-chef, je crois) place de la Mairie. Je lui ai demandé si te tir tendu était entré dans les procédures. Il m’a dit que c’était tout à fait impossible et que de toute façon, les affrontements étaient filmés (exact, j’avais vu auparavant, rue de Plélo, un agent avec le sigle V sur le dossard et portant une caméra sur une perche télescopique). Devant mon indignation, il m’a dit de porter plainte.
Un peu plus tard, des amis du groupe de Redon m’ont indiqué un n° de portable pour prendre conseil. Et j’ai pris contact avec le comité zad rennes.
Le tir est délibéré, réfléchi, puisqu’il a attendu que je présente mon dos, pensant minimiser les risques de blessure peut-être ? (que d’attentions !) Je suis resté choqué et nauséeux le reste de l’après-midi. Ce lundi matin, mon noble derrière est encore « mâché » et sensible. Des connaissances de mon fils nous ont rejoints plus tard place Sainte-Anne et ont raconté aussi avoir été roués de coups aux bras, torse, jambes… sans avoir provoqué les forces de l’ordre en aucune manière : simplement, il ne fallait pas être là. »

https://zad.nadir.org/spip.php?article3590

Carnaval à Rennes : l’équipe bleue disqualifiée

Sur le site Lundi matin : Excellent récit et images du banquet-karnaval de samedi :

Samedi 6 février à Rennes se tenait un carnaval « pour la victoire de la Zad et contre l’état d’urgence ». Un millier de carnavaliers déguisés se retrouvaient pour un banquet au cœur du centre-ville. Chars, déguisements, tracteurs, tout était prêt pour une après-midi festive… jusqu’à ce que surgisse l’équipe bleu marine.

Quelques participants ont écrit à lundimatin afin de donner leur version déroulement de la journée.

Adresse à tous les carnavaliers et carnavalières du 6 février

Le pouvoir n’a jamais été aussi fort, le pouvoir n’a jamais été aussi faible.
État d’urgence et expulsions : il s’agite, il se crispe, il ne tient qu’à un fil.
Manuel César Vador et Hollande en père Ubu n’en sont que les pâles figures.
Dans la grande tradition carnavalesque, le 6 février sera aussi un peu leur fête.
La fête à leurs lois sécuritaires, à leurs projets funestes.
Et puisque ces tristes sires n’osent pas venir à la ZAD, la ZAD s’invite en ville et s’invente samedi à Rennes.
POUR L’ABANDON DU PROJET D’AÉROPORT

Carnavalières, carnavaliers de Bretagne, du Zadistan et de Navarre,
voici le déroulement de la journée.

12h :  Grand Banquet co-organisé par COPAIN35, le collectif NDDL 35 et le Comité Zad de Rennes :

    la Cantine des Q de plombs et la cantine vegan main dans la main.
(et la boisson devrait couler à flots)

14h : Le Carnaval sonne le grand renversement :

    5 étendards, 5 équipes, 5 drapeaux symboliseront les espèces protégées de la ZAD.
Du triton crété au centaure. Vert – bleu – jaune – orange – rose.
Nous vous proposons de les rejoindre ou d’en inventer d’autres.
    Accordez vos plus beaux déguisements à ces couleurs de ralliement.
    Choisissez votre animal fétiche !

    Il y aura des jeux et de la farine, des chars, des masques, des chants et des fanfares.
Il y aura des temps pour de solennels regroupements et d’autres pour d’insaisissables grouillements.
    Venez forts et fortes de vos inventions !
    Emmenez de quoi faire du bruit et de la couleur !

sur ces quelques suggestions, le comité Zad de Rennes souhaite, pour cette journée, une ambiance festive, inventive, conviviale et colorée ! et bien sûr solidaire : « On part ensemble, on revient ensemble » (dixit les No-Tav)

POUR LA VICTOIRE DE LA ZAD,
FACE À L’ÉTAT D’URGENCE,
RDV 12H00 PLACE DU PARLEMENT,
RENNES CITY

recto-flyerA5daté